Les stands de la Jemaa el-Fna fonctionnent selon une logique précise. Chaque stand a un numéro — cherchez-le sur la bâche — et un tableau de menu affiché indiquant les prix en dirhams. Le vendeur au périmètre vous invitera à vous asseoir ; c’est normal et attendu, pas une pression. Le protocole : regarder le tableau de menu, convenir de ce que vous souhaitez, et s’asseoir. Les prix sont fixes ; négocier n’est pas la pratique ici et ne ferait que ralentir les choses. Les stands sont en concurrence directe, donc la qualité et la fraîcheur varient — les stands les plus fréquentés avec le plus fort roulement sont le meilleur choix. Les stands de la Jemaa el-Fna servent de la merguez (saucisse d’agneau), de la kefta (brochette d’agneau haché épicé), des brochettes, du poisson grillé entier, des côtelettes d’agneau, et une sélection tournante de salades marocaines et de pain.
En dehors de la place, le circuit de street food de la médina fonctionne différemment — plus petite échelle, prix plus bas, moins organisé pour les visiteurs. Le stand d’escargots de la Rahba Kedima ou près du Café de France sert des babbouche (escargots dans un bouillon épicé) dans de petits bols pour 5 à 10 dirhams ; le vendeur sert à la louche depuis une grande marmite et vous tend un cure-dents. La harira (soupe tomate et lentilles avec vermicelle, épicée au gingembre et au safran) est servie dans de petits comptoirs dès la fin d’après-midi. Le jus d’orange frais est pressé à la commande sur le côté ouest de la Jemaa el-Fna et dans toutes les ruelles des souks — généralement 5 à 10 dirhams le verre, pressé sous vos yeux.




