L’arrêt café est l’outil le plus pratique dans la journée d’un visiteur à Marrakech. Après deux heures dans les souks, une terrasse de café en milieu de matinée — jus d’orange frais, thé à la menthe, une pâtisserie, trente minutes assis sans bouger — remet l’énergie de la journée d’aplomb plus efficacement que toute autre intervention. Les cafés de la médina sont les mieux adaptés à cette fonction de récupération : le Café des Épices sur la place Rahba Kedima, la terrasse de la Maison de la Photographie rue Ahl Fès, les jardins de riads derrière la fontaine Mouassine. Tous vous placent physiquement dans la médina tout en vous soustrayant à son intensité au niveau de la rue.
Les cafés de Guéliz remplissent une fonction différente. Le Grand Café de la Poste (avenue Imam Malik, bâtiment colonial français des années 1920) et le Café du Livre (rue Tariq ibn Ziad, ce qui se rapproche le plus d’un café-librairie à Marrakech) sont là où les résidents européens et internationaux de Marrakech travaillent, se retrouvent et lisent. Le Wi-Fi est fiable, le café est bon, les croissants sont authentiques, et personne ne vous pressera de partir après une seule commande. Si vous avez besoin d’une matinée de travail ou d’un rendez-vous avec une adresse fixe, ce sont les bons endroits.
Le café marocain traditionnel — celui qu’on trouve dans chaque quartier, servant thé à la menthe, café noir et msemen pour 10 à 20 dirhams — est un troisième registre entièrement à part, plus local et moins conçu pour les visiteurs, mais accessible et qui mérite qu’on y passe au moins une fois.






